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culture

  • Le café ethiopien et sa cérémonie.

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    La cérémonie du café en Ethiopie.

     

     

     

    J'ai séjourné à Tete en Ethiopie et ma mémoire est encore imprégnée des parfums dont je me délectais tous les jours en marchant dans les petites rues en terre. Quelle merveille. C'était la saison des baies roses qui jonchaient le sol (celles que nous appelons à tort le poivre rose) qui dégagent un parfum de poivre inoubliable, l'encens qui brûle dans toutes les maisons et l'odeur du café que l'on torréfie, celle des pop corns qui éclatent ou des archides qui grillent, un paradis pour le nez.

     

    De l'encens, du vrai, des sacs entiers de fragments de gomme de toutes les couleurs.

     

    Nous avons bien évidemment été invités à participer à la préparation du café.

     

     

     

    Cette cérémonie fait partie du patrimoine culturel ethiopien, elle comporte d'une part la torréfaction du café, sa préparation et la dégustation qui dure de deux à trois heure et ce trois fois par jour.

     

    Ce temps sera passé à refaire le monde entre les membres de la famille et les invités.

     

    C'est un grand honneur que d'être un invité et il ne faut pas oublier de féliciter la jeune femme qui est chargée de cette cérémonie à plusieurs reprises.

     

    Les hommes de leur côté se rassemblent pour mâcher le kat.

     

     

     

    Si vous vouliez vos y mettre il vous faudrait:

     

    Préparer le decorum en éparpillant avec grâce du feuillage sur le sol (des feuilles du Schinus molle dans notre cas).

     

    Ajouter quelques fleurs.

     

    Faire brûler de l'encens pendant toute la cérémonie.

     

    Mettre l'eau à bouillir sur les braises ardentes.

     

     

     

    Prendre une poignée de grains de café dans la main et la secouer pour en extraire les petites saletés éventuelles avant de le faire griller dans une poêle qui sera mise à chauffer sur un petit brasero.

     

    Il faut alors les remuer constamment comme vous le feriez pour des pignons jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés, sans être brûlés.

     

    Ensuite ces grains seront écrasés dans un mortier.

     

    Arrivée à ce stade, l'eau devrait être bouillante.

     

    Elle devra être versée dans un récipient couvert d'un «petit chapeau de paille», on y ajoutera le café et le tout sera remis sur le feu pour le porter à l'ébullition.

     

    Ici cela se corse car il faut verser d'un seul trait le café dans toutes les petites tasses qui sont alignées les unes à côté des autres.

     

    La première tasse sera servie à l'invité de marque.

     

    Il y aura trois services, le café devenant de moins en moins corsé et chaque service a sa signification spirituelle.

     

    Chacun sucrera à son goût et dans certaines régions du pays le café sera salé

     

    Certains ajoutent de la cardamone, des clous de girofle ou de la cannelle pendant le processus de torréfaction.

     

    Pour le grignotage nous avons eu droit à des pop corns qui se préparent pendant la cérémonie, mais ce sont parfois des arachides ou d'autres graines qui sont grillées.

     

     

     

    Qu'en dites-vous? Cela vous tente-t-il?

     

     

  • De l'usage de la cannelle, recette de sorcière.

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    C'est dans le rayon fruits et légumes d'une grande surface de Miami que mon nez m'a dirigée vers ce bouquet de branches de cannelier.

    C'est aussi de cette manière, au flair, que je trouvais le serpolet dans les collines derrière notre finca à Mendoza en Argentine.

    Quand on a "du nez" comme on dit, mieux vaut avoir le nez fin pour pouvoir sélectionner les diverses odeurs et pouvoir se créer un bouclier sélectif, gare aux mauvaises odeurs!

    Mais ici ce n'est pas le cas, j'adore l'odeur ou plutôt le parfum de la cannelle et j'en fais brûler avant de recevoir mes invités, pour rendre l'ambiance amicale et chaude depuis de nombreuses années.

    Eh oui dans la famille, c'est bien connu, je suis la sorcière.

    D'ailleurs c'est affiché sur la photo: YO SOY BRUJA (je suis sorcière) et ici en Belgique je suis une macralle pour tous mes enfants et petits enfants.

    Donc: dans le chariot et à la caisse.

    Pour le transporter dans nos bagages, j'ai du l'écourter quelque peu, heureusement que mon homme ne voyage jamais sans son Letherman.

    En passant le contrôle à la sortie du pays, j'ai été prise à l'écart sans que rien ne sonne et  curieuse j'ai posé des questions.

    Pourquoi me passait-on des petits papiers style testeurs de parfum sur le corps et ensuite ces petits testeurs étaient-ils passés sur un tableau du style  plateau de service en mélamine ou en plastique agrémenté d'une illustration à deux sous ?

    Parce que le petit testeur avait détecté sur moi une odeur d'explosif.... j'avais déjà entendu dire que j'étais une bombe sans savoir que cela pouvait se détecter ainsi.

    J'en ai déduit que c'était la cannelle et non moi qui avait provoqué cette réaction.

    Z'en pensez quoi ?

     

    En surfant un peu sur le net j'ai appris que dans la sorcellerie Wicca ce balai sert à éloigner la négativité en général.

    On peut le suspendre au dessus de la porte d'entrée de la maison

    Ou alors quand comme moi on soigne avec l'Energie Universelle, on peut se « balayer » le corps pour le laver des contacts énergétiques négatifs de la journée.

    Et encore... il paraît qu'il est intéressant de se purifier de cette manière avant d'aller au casino, ou de rencontrer l'âme soeur pour le premier rendez-vous.

    Vous LIKEZ ?

    Le voilà maintenant trônant royalement parmi tous mes ustensiles de cuisine de sorcière au côté de la casserole dans laquelle le brouet mijote dans la cheminée.

     

    Voici ce que vous dit Le Balai Magique :de Cannelle ou Besom de la Déesse est un puissant outil pour tous vos rituels de Purification & de Protection.

    Fabriqué à partir de bois de Cannelier et parfumé d'Huile Essentielle de Cannelle, ce Balai est idéal pour nettoyer l'Autel de Magie.
    Élément de plusieurs Sortilèges Anciens, le Balai Magique sert à Assainir l’Espace Consacré à votre Travail Énergétique en Chassant les Énergies Négatives, les Larves Énergétiques ainsi que les Émotions Malsaines comme la mélancolie et les états dépressifs passagers.
    Fidèle Compagnon de Lumière lors de vos Rituels Magiques, ce Besoms Traditionnel protège Mages et Sorcières ainsi que leur demeure contre le Mauvais Œil & les Sortilèges d’Envoûtement.

     

    Pour revenir à un sujet un peu plus sensé sur la cannelle je vous recommande le billet des Jardins de Pomone qui vous donnera une documentation sérieuse au sujet du cannelier.

     

  • De l'origine des livres de recettes communautaires.

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    A propos des livres de cuisine communautaires

    Aux Etats-Unis, le premier de ces livres de cuisine de charité, A Poetical Cookbook, écrit par Maria J. Moss, a été publié en 1864 pour subventionner les frais médicaux des soldats de l’Union blessés pendant la guerre de Sécession.

     

    Le succès de ce genre d’ouvrages a porté d’autres organisations à utiliser des recueils de recettes pour lever des fonds: 3000 «livres de cuisine de charité» ont été publiés aux Etats-Unis entre 1864 et 1922… Les groupes religieux notamment se sont beaucoup servis  de cette méthode où chacune donnait sa petite recette, et on publiait la compilation.

     

    Certaines de ces recettes ont acquis une certaine notoriété comme la Mrs. Mary F. Curtiss’ Rebel soup (la soupe rebelle de Mrs. Mary F. Curtiss, aux tomates), ou la Miss M.A. Hill’s Mother’s Election Cake au Saindoux et à la noix de muscade)… Toujours sur le même principe, chaque personne y allait de sa petite recette secrète, et le résultat était un livre complet.

     

    Ces vieux livres ont inspiré un nouveau genre de littérature culinaire: des histoires de personnes et de groupes, entrelacées à des recettes.

     

    C’est ce que l’on retrouve dans les blogs culinaires actuels dans lesquels les recettes sont émaillées de récits personnels. De même qu’au travers de ces livres communautaires nous découvrons des morceaux de vie des femmes de l’époque, les blogs donneront dans le futur une idée de notre manière de manger et de cuisiner.

    A ma connaissance cette pratique n’est pas courante chez nous en Belgique.

    Par contre à Ndjamena où j’ai vécu, si nous n’avions pas dû quitter le Tchad, j’aurais pu publier un recueil de recettes au profit des œuvres patronnées par le Club des femmes internationales, toutes les recettes étaient rassemblées.

     

    Parmi les épouses d’ « expats », selon l’expression consacrée, il y avait 25 nationalités différentes et chacune proposait deux recettes.

     

    Il ne s’agissait pas de publier n’importe quelle recette de son pays d’origine, mais des recettes réalisables avec comme source d’achat le marché local uniquement, de manière à ce qu’elles soient accessible à toutes les femmes locales.

     

     

    Je possède aussi un recueil de recettes en anglais publié par des « Peace Corps » qui étaient présents un peu partout en Afrique.

    Qu’est-ce que ces jeunes volontaires n’inventaient pas pour essayer de retrouver au fond de la brousse le goût de plats introuvables : telle la recette de choucroute, faite de papaye verte.

    La recette de rats fumés qu’on y trouve montre un talent rare d’adaptation. Au choix.

     

    Manifestement cette tradition anglo-saxonne se perpétue : tout récemment une de mes petites filles, 7 ans, m’a accueillie à Londres en m’offrant un joli recueil dans lequel sont réunies 50 recettes venant d’horizons différents La photo jointe est celle du dos de ce recueil : un dessin qu’elle a réalisé. C’est amusant, regardez la balance ce ne sont pas des pounds mais bien des kilos…Les parents y ont mis gracieusement  leur talent au service d’une cause qui sollicite la générosité de la communauté.  

    Sur notre continent cette mentalité n’existe pas ou peu. On publie pour en tirer notoriété ou bénéfice, plus pour satisfaire son égo que pour partager ce qu’il  nous a été donné de connaître.

    Hélas…

     

  • Histoire de queues n°2: ragoût aux pois chiches.

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    En parlant de queues, si, ici en Belgique la queue peut indiquer que le cochon a été élevé à l’air libre, je me souviens qu’à Niamey au Niger sur les étals du marché c’étaient les moutons qui gardaient leur queue pour bien se différencier de la chèvre.

    Autres pays, autres mœurs.

    Dans les pays du Sahel dans lesquels j’ai vécu, le mouton n’est guère plus gros qu’une chèvre et la différence n’est pas facile à faire pour les non-initiés.

    Et à propos de queue de cochon Véronique Delacroix et Chantal Nicolas dans leur livre Faire ses cochonnailles soi-même citent dans leur petit florilège :

    « Queue de cochon, partie terminale et tire-bouchonnée de la bête.

    On la retrouve après le sacrifice au fond de la poche d’une dame ou dans un morceau de boudin : effet de surprise garanti dans les deux cas. »

    Et aussi :

              «  Il était de bon ton dans les campagnes d’envoyer à son promis, quand on était une jeune fille à marier, un pied de porc enrubanné dans un lit de feuilles de laurier ! Le promis se sentait alors flatté, honoré, agréé comme futur époux. Si par malheur le prétendant ne plaisait pas, il recevait une queue de cochon entourée de cornichons. »

    Ingrédients pour 6 personnes

    500 g de queues de porc saumurées ou salées

    500 g de pois cassés

    500 g de jambonneau

    1 oignon émincé

    ½ poivron rouge détaillé en cubes

    sel et poivre

    1 c à s d’origan

    2 c à s de beurre

    Préparation.

    Mettre les queues dans une casserole et les couvrir d’eau, porter à ébullition  et changer l’eau toutes les demi-heures.

    D’autre part cuire les pois cassés avec les jambonneaux dans de l’eau pendant à peu près une heure.

    Enlever les jambonneaux et réserver.

    Ajouter l’oignon, le poivron et l’origan, saler et poivrer.

    Laisser cuire pendant 20 minutes.

    Ensuite rajouter les queues et le beurre et laisser mijoter pendant le temps nécessaire pour que la chaleur soit homogène.

     

     

     

  • Attereaux au ris de veau.

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    Attereaux au ris de veau.

    Une recette de jean de Gouy datant de la fin du 19ème siècle.

    Les attereaux constituent un hors-d’œuvre élégant. On les compose d’une infinité de produits que l’on entremêle souvent.

    Braisez en le tenant un peu ferme, 1 ris de gorge, cuisez quelques champignons. Avec les deux cuissons et du bouillon faites une sauce blanche onctueuse, épaisse, liée de 2 à 3 jaunes d’œufs. L’été vous pouvez y ajouter une feuille de gélatine.

    Versez dans une terrine, vannez afin que la sauce reste lisse en refroidissant. Taillez le ris de veau en ronds de la grandeur d’une pièce d’un franc, mais un peu plus épais ; enfilez sur des brochettes de bois en intercalant un champignon taillé de la même forme et épaisseur (il faut de 8 à 10 tranches) ; masquez partout avec la sauce, lissez avec le plat du couteau ; passez dans de la mie de pain fraîche, puis panez à l’anglaise ; tenez au frais jusqu’au moment de servir. Plongez dans une friture bien chaude et abondante ; quand ils sont de belle couleur égouttez sur un torchon et salez.

    Retirez les brochettes de bois et remplacez-les vivement par des brochettes d’argent ou de ruolz. Dressez sur un fort croûton de pain taillé en dôme, de trois doigts d’épaisseur et de la grandeur du fond du plat ; ce croûton sera frit très ferme et collé sur le plat chauffé avec du repaire ; entourez le tour du plat de persil frit.

    On peut aussi tailler le ris de veau de forme carrée, c’est moins usité. Si l’on veut voir les attereaux de forme bien égale, on peut se procurer chez les chaudronniers des moules à attereaux en fer-blanc à un prix modéré.

    Vanner : travailler une sauce, au moyen d’une cuillère, afin que le dessus ne se couvre pas d’une peau.

    Repaire : chauffez dans une casserole, contenant de l’eau bouillante, ou à l’entrée du four, un plat ; Délayez une petite cuillérée de farine avec du blanc d’oeur en pâte épaisse. Trempez la base de croûtons taillés à votre choix, en triangle, en lorgnon, en demi-lune et frits, dans cette colle, placez-les en cercle l’un à côté de l’autre au bord intérieur du plat, de façon à former une bordure. Tenez un instant le croûton afin que le repaire ait le temps de durcir, ce qui va vite Cette bordure permet de dresser très haut des salmis de gibier, des fricassées de volaille, des matelotes de poisson et de donner bel aspect au plat.

    Ruolz :le ruolz est un alliage de cuivre, nickel et argent mis au point par le comte français Henri de Ruolz qui lui donna son nom

     

  • Un blog de cuisine pour les nuls.

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    Je trouve cette publication tellement incroyable que je voulais vous la faire partager.

    Ne sommes-nous pas encore suffisamment nombreux sur le net?

    Sommes-nous tellement mauvais?

    Le marché est-il encore en pleine expension?

    Devons-nous blogger à l'américaine, ont-ils des conseils à nous donner.

     

    Vous me faites part de vos impressions, merci.