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méduse

  • Luttez contre les méduse: mangez-les.

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    Pour pouvoir enfiler votre maillot de bain cet été, mangez de la méduse.

    Vous avez vu l’émission Thalassa du 16 mars, Harrah sur la méduse, il y en a trop, comment s’en débarrasser. Pas difficile, cela a été ma première réaction : mangeons-les.

    Mais, j’ai l’impression que le bon sens a décollé pour une autre planète.

    Voilà une manne, non pas qui nous tombe du ciel, mais qui vient de la mer et on se plaint.

    Je reconnais que la méduse en elle-même n’a aucun goût particulier, un tort ? Non, au contraire, avec un peu de sauce au choix personne ne peut dire j’aiiiimmme pas, beurk.

    Donc on a une abondante source de protéines bon marché  à portée de la main.

    En plus, même si elles sont très fragiles au point de vue de la conservation, elles peuvent facilement être déshydratées ou saumurées.

    Je pense que celles que j’ai mangées au restaurant  Barshu chinois (du Sichuang) étaient fraîches.

    Celles d’aujourd’hui se présentaient sous formes de lanières et en saumure, tandis que celles de Londres, sous forme de morceaux plus épais, presque carrés et de 2 cm de côté, à peu près.

    Leur consistance était plus gélatineuse aussi.

    Mes années de pratique de  diététique, principalement axée sur les régimes amaigrissants m’ont tout de suite fait réagir quand j’ai lu avec attention la composition : 0% de matière grasse, le pied, un aliment qu’on doit  croquer et mâcher, donc qui donne un bien meilleur sentiment de satisfaction  qu’une soupe par exemple et dont la valeur calorique n’est que de 80 calories, génial.

    Si en plus, je vous donne ma recette SANS huile et que je vous assure que c’est délicieux, si je vous dis que vous pouvez inventer la recette qui vous conviendra (toujours sans huile), vous pourrez peut-être envisager d’aborder  la douloureuse épreuve printanière qui consiste à enfiler son maillot de bain et oser vous regarder dans le miroir, sans trop de crainte.

    J’oublie de préciser que j’ai trouvé la méduse dans le premier magasin asiatique dans lequel je suis allée à Liège et je constate que cela se garde un an à température ambiante.

    Je dirais que cette ration de 170 g (poids brut) convient pour 4 personnes en entrée et 2 personnes en plat léger.

     

    Ingrédients pour 2 personnes

     

    1 sachet de méduses

    du chou chinois finement émincé

    des carottes râpées

    des germes de soja

    5 cm de gingembre détaillé finement

    1 gousse d’ail

    1 pili pili

    du nuoc mam

    du jus de citron

    les épices jointes

    Facultatif :

    des cacahuètes concassées

    des oignons frits

    le petit sachet d’huile piquante qui fait partie du conditionnement

    Préparation.

    La veille :

    Émincer le gingembre et le couvrir de vinaigre de riz ou de jus de citron

    Hacher l’ail et découper grossièrement le pili pili.

    Les mettre dans un petit bol avec les épices du sachet et couvrir également de citron ou de vinaigre.

    Le jour même dresser l’assiette, tout simplement.

    Mettre les arachides, les oignons, le nuoc mam à table et chacun assaisonnera selon son goût.

     

     

     

     

     

     

     

  • Le restaurant le Barshu à Londres et les abats.

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    Ah le restaurant Bar shu

    Merci à Anissa Helou auteur culinaire et auteur de « The fifth quarter » et de « Offals » grâce à laquelle à travers l’article sur les restaurants spécialisés en abats, j’ai pu découvrir le restaurant Barshu à Londres.

    Alors là c’était ma fête, on y a mangé le dimanche et j’y suis retournée le lundi !!!

    Si je vous dis que j’y retournerai en juin vous me croyez ?

    Dimanche j’ai commandé de la méduse et des langues de canard, je ne suis pas prête d’oublier la tête de la serveuse, inquiète, me demandant si je savais ce qu’est du jelly fish, et ahurie de me voir continuer avec des langues de canard.

    Mon plat de salade de méduse, nous l’avons tous partagé et il a plu, même à ma belle-fille anglaise. C’est frais et croquant, vraiment très agréable.

    Mais les petites langues de canard, miam et miam, ça déchire diraient mes petits enfants.

    Le canard a un os cartilagineux dans le gosier, prolongé par une sorte de tube caoutchouteux. Les deux sont solidement arrimés l'un à l'autre, il est vain de tenter de les dépiauter comme on peut le faire avec les crevettes.
    Rien à voir, le canard tient à sa langue, qu'on se le dise.
    Il faut donc croquer le tout. Os compris.

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    Trop bon.

    Ne me demandez pas quels étaient les ingrédients des préparations, les saveurs se mélangent sauf celle du poivre du Sechuan qui commence par un parfum qui diffuse, suivi par de la chaleur, une certaine anesthésie, un peu d’acidité et finalement une touche sucrée. J’adore et contrairement au piment, l’effet est de très courte durée.

    Le lundi, j’ai été fort gâtée. Depuis Mendoza en Argentine je n’avais plus eu l’occasion de manger des « patitas » (tendons de pieds de veau).

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    Préparés comme au Sichuan, une merveille.

    Rassurez-vous il n’y a pas que des abats au menu et tous les autres convives se sont régalés de poisson, viande, crevettes…

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